Vers un développement informatique en appui aux systèmes d’inspection

La traçabilité constitue une exigence fondamentale pour l’application effective et efficace des contrôles officiels de la sécurité des aliments dans le domaine de la pêche. Le système de gestion de l’information d’une Autorité Compétente (AC) doit être en mesure de fournir les dossiers et les conclusions des démarches vers l’agrément des outils de production, des sites de débarquement et des établissements, ainsi que les résultats des inspections de suivi, ceux des tests de laboratoire ou encore les dossiers de certification des produits exportés.

S’il est possible d’utiliser un système sur support papier, les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) peuvent offrir des améliorations significatives. Le Programme SFP a développé des bases de données numériques dédiées au suivi du travail d’inspection et de certification. Il s’agit en fait de bases de données que les systèmes d’inspection des pays bénéficiaires du programme peuvent adopter, avec un minimum d’outils et connaissances informatiques.

A l’origine de la conception de ce système, il a été décidé d’établir une structure « modèle » commune qui répond aux besoins fondamentaux de la gestion de l’enregistrement de l’information par les AC. Elle peut ensuite être adaptée aux particularités des pays.

La création de cette base de données associée d’un mode d’emploi a été initiée par Danny Wells, expert SFP qui a entrepris ce travail de développement à partir de Microsoft Access 2003 en anglais. Il y a intégré les éléments du Manuel pour « la mise en place de systèmes d’inspection et certification » préalablement produit par le Programme, y compris les listes de vérification (check lists), les démarches relatives à l’agreement des moyens de production, le suivi des actions correctives requises, l’enregistrement des résultats d’analyses et la production de certificats sanitaires d’exportation.
La base de données, qui peut être modifiée pour répondre aux besoins spécifiques des autorités compétentes dans les États bénéficiaires, a ensuite été installée dans trois autres pays (l’île Maurice, la Guyane et la Namibie) en les adaptant à leurs particularités. Les essais sur la maquette ont permis d’identifier de nouveaux besoins et d’apporter des améliorations. Une version française de l’interface utilisateur a même été développée au cours du travail à l’île Maurice.

« Avec l’installation sur le terrain nous nous sommes rendu compte que le système mis au point était plus complexe que prévu initialement », précise Danny Wells. « Dès lors, il est impératif que les AC disposent d’une personne-ressource en interne, avec de réelles compétences en informatique, afin d’assurer une maintenance locale et de parer à d’éventuels bugs ». Il semble aussi nécessaire d’étudier la possibilité de relier la base de données à Internet. Ces missions ont encore permis d’établir des spécifications fonctionnelles pour la conception de base de données plus détaillées.

Le système TR@CES, qui permet la transmission numérique de certificats sanitaires, a été lancé par SANCO. Cet outil est proposé comme un service optionnel basé sur la demande d’adhésion du pays concerné.
Les pays ont donc à disposition deux bases de données complémentaires, l’une en amont (base de données SFP) qui retrace l’historique du travail de l’inspection sanitaire nationale donnant lieu à la délivrance d’un certificat sanitaire et l’autre en aval (le système TR@CES), visible en ligne et centralisée en UE.