« Meilleure formation pour des aliments plus sains » : Une activité croissante chaque année

L’initiative « Meilleure formation pour des aliments plus sains » de la Commission européenne a organisé, en 2009, 110 événements qui ont réuni 5 000 participants. Ces chiffres sont indiqués dans le quatrième bilan annuel de ce programme dont l’objectif est de former le personnel de contrôle des États membres et les participants de pays tiers dans les domaines sanitaire (sécurité sanitaire des aliments et aspects vétérinaires) et phytosanitaire. Une augmentation de ces chiffres est d’ores et déjà annoncée pour 2010. Cet intérêt croissant est en grande partie lié à des facteurs tels que les crises alimentaires, la prise de conscience des consommateurs, la mondialisation du commerce des denrées alimentaires et le manque d’harmonisation dans la mise en œuvre de la législation alimentaire et des contrôles officiels.

L’initiative offre des formations sur une vingtaine de thèmes. Elles sont devenues obligatoires pour tous les États membres avec l’adoption du règlement 882/2004 en avril 2004. Mais le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) montre que les arrivages en provenance de pays tiers ne respectent pas toujours les normes communautaires. Or l’Union européenne est le premier importateur au monde. Il a donc été jugé opportun de définir des programmes de formation spécifiques pour les pays tiers. Et 2009 a été marquée par la création et le lancement d’un programme axé sur l’Afrique, qui a réuni pour cette première édition, plus de 1 000 participants au cours de 36 événements.
Les formations renforcent la sécurité sanitaire des produits importés mais aide aussi les pays tiers à respecter les normes communautaires et ainsi facilite l’accès de leurs produits au marché européen. Elles améliorent notamment l’efficacité des travailleurs qualifiés des autorités compétentes officielles.
En 2009, les programmes communautaires ont porté sur : les principes HACCP ; les postes d’inspection frontaliers maritimes, terrestres, ferroviaires et aéroportuaires ; les critères microbiologiques et le contrôle des zoonoses ; l’hygiène alimentaire et les contrôles ; les contrôles phytosanitaires ; le bien-être des animaux ; les pesticides ; la législation sur les aliments pour animaux.
Les activités dans les pays tiers étaient orientées sur : les normes alimentaires européennes ; le contrôle de la grippe aviaire ; la formation aux systèmes RASFF et TRACES (Trade Control and Expert System). Une autre formation était destinée aux personnels des laboratoires des pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) en matière d’analyses alimentaires et une dernière à l’analyse des organismes génétiquement modifiés.
Les activités concrètes du programme « Afrique » ont débuté avec une conférence d’ouverture organisée en avril 2009 à Addis-Abeba. Elles ont comporté différents volets. Plusieurs activités, animées par l’Organisation mondiale de la santé animale( OIE), ont concerné la performance des services vétérinaires (PSV), le renforcement des cadres juridiques nationaux et régionaux ou celui des capacités des techniciens de laboratoire, et la formation des Chefs des services vétérinaires (CVO).En 2010, les activités du programme consistent notamment à mettre en place un Projet pilote d’apprentissage en ligne ainsi qu’une étude visant à identifier les meilleures pratiques en matière de formation.
Pour plus d’information :
http://ec.europa.eu/food/training_strategy/annual_report2009/BTSFannualreport2009_fr.pdf