Appels d’offres pour la fourniture d’équipements de laboratoires dans les pays ACP/PTOM

Le Secrétariat du Groupe des États ACP à Bruxelles lance une nouvelle série d’appels d’offres dans le cadre du programme « Amélioration de l’état sanitaire des produits de la pêche dans les pays ACP/PTOM ». Ils sont destinés à fournir divers équipements de laboratoires pour le contrôle de qualité et l’inspection des produits de la pêche.

L’objet des marchés proposés par le Secrétariat du Groupe des États ACP est la fourniture d’équipement de laboratoires, leur livraison, et (pour les équipements le nécessitant), leur installation, leur mise en service, leur entretien, une formation à leur utilisation et un service après-vente. Répartis par secteur géographique, ils portent sur des équipements généraux de laboratoires, des produits chimiques et des réactifs, des appareils d’analyse.

Interview: Ian Goulding, expert du Programme SFP

Comment se déroule normalement votre travail d’appui aux autorités compétentes (AC) dans les pays ACP plus particulièrement lors des récentes expériences dans les pays et territoires d’outre-mer (PTOM)?

En général, nous commençons par l’évaluation de leur cadre législatif, de la capacité des effectifs, des systèmes de contrôle, des laboratoires disponibles, des conditions qui prévalent dans le secteur et de la politique de développement dans son ensemble. Les étapes suivantes introduisent des actions spécifiques portant, par exemple, sur une nouvelle législation.

Regain d’intérêt pour la pêche à la canne en Papouasie – Nouvelle‑Guinée

Le programme SFP appuie la relance de la pêche au thon listao, à la canne en tenant compte de la sélectivité de cette pêche, la demande en amélioration de la fraîcheur pour ce produit et le besoin de réduction des charges en carburant.

Dans les années 1980, la pêche à la canne du thon listao, autrefois florissante, à Kavieng, en Papouasie–Nouvelle-Guinée, en est venue à disparaître, faute de pouvoir concurrencer la d

Exporter vers le marché européen régional : un défi que souhaite relever Les Comores

Le secteur de la pêche comorien souhaite exporter vers le marché européen.
Le programme SFP dont l’un des objectifs est « l’amélioration des
capacités nationales de contrôle sanitaires des produits de la pêche »,
a dépêché l’expert en systèmes d’inspection sanitaire Elisabeth Trillat,
pour poser les premiers jalons au « développement des systèmes offi ciels
de contrôle pour l’exportation des produits de la pêche des Comores ».

L’Union des Comores ne fi gure pas sur la liste des pays autorisés à exporter
des produits de la pêche vers l’Union Européenne (UE). Les opérateurs
ayant investi dans cette fi lière ne peuvent donc pas exporter leurs
produits vers l’Europe ou vers les futurs marchés régionaux, y compris
Mayotte et La Réunion, puisque ces départements français d’outre-mer
appliquent les mêmes exigences de sécurité alimentaire que celles de l’Europe. Or des projets existent sur place, ce qui a amené les autorités
comoriennes a demandé un soutien au programme SFP.

Nouveau guide pour la conception pratique de sites de débarquement rudimentaires conformes aux normes internationales modernes en matière de sécurité alimentaire pour le secteur de la pêche artisanale

Pour être en mesure de prendre une part active dans les efforts de réalisation des objectifs de développement, les artisans pêcheurs doivent pouvoir garantir que leurs produits sont propres à la consommation.

À cet égard, comme pour d’autres aspects du développement, les sites de débarquement jouent un rôle vital. L’expérience acquise par les bailleurs de fonds internationaux lors des inspections confirme qu’un nombre considérable de sites de débarquement artisanaux ne satisfont même pas aux exigences d’hygiène les plus élémentaires en vigueur sur les marchés internationaux.

Fourniture d’équipements et services aux ACP

Le programme SFP se clôturera complètement le 30 novembre 2010. De 2003 à 2010, quelque 44 pays ACP ont bénéficié de son soutien. Environ 160 missions sur le terrain ont été menées au cours des 2 dernières années. Ces deux dernières années le programme SFP aura lancé des appels d’offres pour environ €7,8 million d’équipements destinés aux services d’inspection de 42 pays ACP/OCT et aux laboratoires de 20 pays ACP. Ces équipements sont actuellement en route vers ces pays.

En ce qui concerne les services d’inspection des AC, pour une valeur totale de €3,57 millions au maximum et 42 pays concernés, les bénéficiaires sont:
Antigua, Bahamas, Barbade, Belize, Bénin, Cameroun, Cap vert, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, République Dominicaine, Érythrée, Fidji, Gabon, Gambie, Ghana, Grenade, Guinée Bissau, Guyane, Haïti, Kenya, Liberia, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Papouasie Nouvelle Guinée, îles Salomon, Sao Tomé, Sénégal, Sierra Leone, Sainte-Hélène, Surinam, Swaziland, îles Turks-et-Caicos, Tanzanie, Togo, Ouganda, Vanuatu.

Un fumage amélioré par la maîtrise des HAP’s pour permettre l’exportation sur le marché EU

Fumer du poisson est une méthode ancestrale de préservation. Mais les réglementations européennes imposent aux produits exportés vers l’Europe une grande maîtrise des contaminants chimiques générés par le fumage à chaud. Madame Oumoulkhairy Ndiaye a assure entre juillet et septembre, au Togo puis en Côte d’Ivoire, des « missions de formation et d’aide technique aux responsables des ateliers de fumage de poisson en vue de l’exportation de leurs produits ».

« Les problèmes des substances déposées pendant le processus de fumage sont une constante dans ces pays », déclare-t-elle depuis le Centre national de formation des pêches où elle exerce à Dakar (Sénégal). « L’état actuel des modes de fumage favorise la formation des dépôts de particules toxiques provenant de la fumée sur les produits, notamment des niveaux élevés de contamination en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP). Or, la législation communautaire fixe des teneurs maximales en benzopyrène de 5,0 μg/kg dans la chair de poisson fumé ».

Pour une pêche durable

Améliorer la gestion de la pêche dans les pays ACP afin d’assurer que les ressources halieutiques de ces pays soient exploitées d’une manière durable : c’est l’objectif du Programme ACP Fish II. Lancé en juin 2009 pour une durée de cinq années, il est financé par le 9e Fonds Européen de Développement à la hauteur de 30 millions d’euros. À l’origine, il est un constat amer : celui de l’échec de la gouvernance de la pêche à l’échelle mondiale, qui constitue un facteur d’appauvrissement des ressources naturelles et des communautés humaines en dépendant directement. Alors que des millions de personnes dans les pays ACP sont tributaires de la pêche de subsistance, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INN) s’est développée en réduisant les recettes économiques tirées des activités légales.

Bilan du programme

Le 23 novembre 2009, le secrétariat du Groupe des Etats ACP réunissait le 14e comité de pilotage du programme SFP, en collaboration avec l’Office de coopération EuropAid et les DG Mare, Commerce, Sanco et Developpement. Chaque coordinateur de module a ainsi passé son domaine en revue, s’attardant sur les missions en cours.

Le 23 novembre 2009, le secrétariat du Groupe des Etats ACP réunissait le 14e comité de pilotage du programme SFP, en collaboration avec l’Office de coopération EuropAid et les DG Mare, Commerce, Sanco et Developpement. Chaque coordinateur de module a ainsi passé son domaine en revue, s’attardant sur les missions en cours.

« Relever les standards sanitaires »

Interview de Gary Preston, coordinateur module 1 « Renforcement des capacités de contrôle sanitaire »

Quel est l’objectif de ce module 1 qui porte sur la qualité du contrôle sanitaire ?